Les exemples de newsletters qu’on trouve en ligne viennent presque tous de grandes marques, avec un graphiste et une équipe de rédaction. Une entreprise de trois personnes n’a pas besoin de ça. Elle a besoin d’une structure fixe, qu’elle remplit en une heure. En voici cinq, avec pour chacune un sommaire d’exemple. Les entreprises citées sont inventées pour l’illustration.
L’édito et trois liens
La structure la plus courante, et la plus facile à tenir. Quelques lignes signées en ouverture, sur ce qui vous a occupé ce mois-ci, puis trois liens commentés : un article de votre site, une ressource extérieure utile, une nouveauté de votre offre.
Exemple pour un cabinet d’expertise comptable fictif, lettre de mars :
- l’édito : « Trois questions qu’on nous a posées cette semaine sur la facture électronique » ;
- lien 1 : notre fiche pratique sur les mentions obligatoires d’une facture ;
- lien 2 : la page officielle du calendrier de mise en œuvre ;
- lien 3 : nos horaires d’ouverture pendant la période fiscale.
Elle convient aux entreprises qui produisent déjà des contenus ailleurs. Elle demande peu d’écriture neuve.
Le dossier d’un seul sujet
Un numéro, un sujet, traité à fond en 400 à 600 mots. C’est la forme la plus lue quand le sujet est bien choisi, parce qu’elle apporte quelque chose qu’on ne trouve pas en deux clics.
Exemple pour un paysagiste fictif : « Tailler ses haies en hiver : ce qui peut attendre, ce qui ne peut pas », avec un calendrier de taille par essence et une photo du chantier du mois. Fin du message : un lien vers la demande de devis.
Elle demande plus de temps d’écriture. En échange, chaque dossier devient ensuite un article de votre site.
Les coulisses
On raconte ce qui se passe derrière le comptoir : un nouveau fournisseur, une erreur corrigée, la fabrication d’un produit. C’est la structure qui crée le plus d’attachement, à condition de rester vrai et concret.
Exemple pour une brasserie artisanale fictive : le récit du brassin raté de février (une cuve trop chaude), ce qu’on a changé, et la date de sortie de la bière qui remplace celle qui a manqué. Une photo, pas plus.
La sélection
Vous triez pour vos abonnés : cinq liens, cinq produits, cinq idées, chacun avec deux lignes qui disent pourquoi vous l’avez choisi. Le travail de veille devient le contenu.
Exemple pour une librairie fictive : « Cinq romans pour des vacances de février sous la pluie », avec pour chaque livre une phrase du libraire. En pied de lettre, l’invitation à la rencontre d’auteur du mois.
Les questions des clients
On reprend une ou deux questions reçues (par courriel, au téléphone, en boutique) et on y répond longuement. La lettre devient un service, et les abonnés se mettent à vous écrire pour poser les leurs.
Exemple pour un réparateur de vélos fictif : « Faut-il changer sa chaîne tous les combien ? » et « Pourquoi mes freins couinent sous la pluie ? », avec un schéma simple. À la fin, l’adresse à laquelle envoyer la prochaine question.
Ce qui ne change pas d’une structure à l’autre
Quelle que soit la forme, trois éléments reviennent dans chaque envoi. Un objet de message qui dit ce qu’on va lire (« Haies : ce qui peut attendre le printemps » plutôt que « Newsletter n° 12 »). L’identité claire de l’expéditeur. Et, en pied de message, un lien de désinscription qui fonctionne : la CNIL demande que chaque sollicitation permette de s’opposer simplement à en recevoir d’autres. Les règles complètes sont dans notre page sur le RGPD et l’e-mailing.
Choisissez une structure, une seule, et tenez-la six numéros avant de juger. Si elle ne vous convient pas, changez-en en le disant à vos lecteurs. La méthode complète pour créer une newsletter reprend ces étapes dans l’ordre, et la page newsletter rassemble le reste.
Sources consultées
- La prospection commerciale par courrier électronique, CNIL, consulté le 05/11/2026.
