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Fréquence

La charte graphique d'une petite entreprise tient sur quatre pages

Un nuancier de couleurs ouvert en éventail sur une table.

Une charte graphique de grande marque compte souvent des dizaines de pages. Celle d’une entreprise de quelques personnes peut en compter quatre, et c’est mieux ainsi : un document court se consulte, un document long se range dans un dossier qu’on n’ouvre plus. Son rôle est simple. Que le flyer imprimé par le stagiaire, la bannière LinkedIn et le devis envoyé ce matin aient l’air de venir de la même maison.

Page 1 : le logo et ses versions

Le logo en version principale, puis ses déclinaisons utiles : une version sur fond sombre, une version en une seule couleur (pour un tampon, une gravure, un fax qui existe encore quelque part), et une version réduite pour les petits formats comme l’avatar d’un réseau social.

Ajoutez deux règles. La zone de protection : l’espace vide à laisser autour du logo, souvent exprimé en hauteur d’une lettre. La taille minimale : en dessous, le logo devient illisible. Et une ligne d’interdits avec des exemples : pas d’étirement, pas d’ombre ajoutée, pas de couleur changée.

Page 2 : les couleurs

Deux couleurs principales, une ou deux neutres (un gris, un blanc cassé), et c’est tout. Pour chacune, donnez les codes de tous les usages : HEX pour le web, RVB pour l’écran, CMJN pour l’imprimeur. Une couleur sans code est une couleur que chacun réinvente.

Vérifiez le contraste entre votre texte et vos fonds. Un vert pâle sur fond blanc fait joli sur l’écran du graphiste et devient illisible sur un téléphone en plein soleil.

Page 3 : les polices

Une police pour les titres, une pour le texte, avec les graisses autorisées. Choisissez des polices dont la licence couvre vos usages (web, impression, vidéo) et qui existent sur les outils que vous utilisez vraiment : une police magnifique absente de votre logiciel de présentation ne sera jamais utilisée.

Indiquez aussi une police de secours, disponible partout, pour les documents bureautiques envoyés à l’extérieur.

Page 4 : les images et le ton

Le style des photos : lumière naturelle ou studio, personnes ou objets, couleurs chaudes ou froides. Deux ou trois exemples valent mieux qu’une description. Si vous utilisez des pictogrammes, une seule famille.

Ajoutez quelques lignes sur le ton : vouvoiement ou tutoiement, phrases courtes ou longues, ce qu’on ne dit jamais. Ce paragraphe sert autant que les couleurs, parce que la voix de la marque se lit avant le logo dans une newsletter ou un post.

Le logo est un signe distinctif. Pour éviter qu’un autre l’utilise, on peut le déposer comme marque à l’INPI, en ligne, en choisissant les classes de produits et services qui correspondent à son activité. L’INPI rappelle qu’on ne peut plus ajouter de produits ou services une fois le dépôt fait. En novembre 2026, le dépôt en ligne coûte 190 € pour une classe et 40 € par classe supplémentaire, pour dix ans, selon le barème repris par les guides spécialisés ; vérifiez le tarif sur le site de l’INPI au moment de déposer. Vérifiez aussi, avant, que le signe est disponible.

Où ranger la charte

Un PDF de quatre pages, accessible à toutes les personnes qui produisent quelque chose pour l’entreprise, prestataires compris. Et un dossier partagé avec les fichiers du logo dans tous les formats. La charte sert ensuite à chaque contenu : un carrousel LinkedIn se monte en dix minutes quand le gabarit existe. Elle s’inscrit dans le plan de communication, et le reste du canal est sur la page marque et stratégie.

Sources consultées